L’employabilité des jeunes au cœur des préoccupations du SPONG

Le groupe thématique du SPONG (Secrétariat permanent des organisations non gouvernementales), Jeunesse, Formation Professionnelle et Emploi (GT JFPE – SPONG) a organisé la journée de dialogue sur la problématique de l’emploi jeunes ce jeudi 13 février au siège du SPONG à Ouagadougou. Elle a vu la participation d’une quarantaine d’acteurs à la recherche de solutions pour l’employabilité des jeunes.

Placée sous le thème : «La problématique de la formation professionnelle et de l’emploi des jeunes : quels partenariats avec les fonds d’appui nationaux et privés à l’insertion socio professionnelle?», la journée de dialogue initiée par le GT JFPE, avait pour objectif de partager les expériences et d’explorer les pistes de partenariat entre les différents acteurs. Elle a été l’occasion de déceler les causes d’échecs des nombreuses politiques d’insertion professionnelle des jeunes.

L’isolation de la société civile comme cause du chômage des jeunes

«Les organisations de la société civile sont faiblement représentées dans la définition des politiques en matière d’attribution des fonds, d’emplois et de formation professionnelle». Voilà comment le représentant du SPONG, Sidiki Traoré, a justifié les handicapes à l’insertion professionnelle des jeunes au Burkina. En effet, selon une enquête réalisée par l’INSD en 2008, l’accès à l’emploi des jeunes qui constituent environ 74% de la population est le cauchemar des parents. Le GT JFPE – SPONG qui se demande si la politique d’attribution des fonds est adaptée aux réalités d’insertion des jeunes en impute une partie de la responsabilité à la non implication de toutes parties prenantes et à des insuffisances organisationnelles.

L’implication des parties prenantes aiderait au succès de l’emploi des jeunes

«Il est important que la société civile travaille(…) à influencer les décisions du gouvernement et le processus(…) d’allocation des fonds aux jeunes». Telle est la solution qui ressort des travaux, selon Sidiki Traoré. Pour ce faire, les partenaires techniques et financiers, le privé et la société civile ambitionnent de contribuer à travers des stratégies de plaidoyer et de lobbying, au succès de l’emploi des jeunes. En attendant d’en faire une réalité, ils comptent mettre en place un réseau des intervenants de l’Enseignement et formation technique et professionnel (EFTP), chargé de suivre les politiques de l’Etat en matière d’attribution des fonds pour l’insertion des jeunes.

Mouniratou LOUGUE(Stagiaire)

B24

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