Communique : Publication en ligne de « Antigones africaines : la loi et le lien », Rapport scientifique du projet de recherche « Participation politique des jeunes femmes en Afrique francophone », a l’occasion de la Journée Mondiale de la Justice Sociale.

(Afriques-Creatives, Dakar, 20 février 2013) – A l’occasion de la Journée Mondiale de la Justice Sociale, célébrée chaque année le 20 février à l’appel de l’Organisation des Nations Unies, l’association ouest africaine Afriques-Créatives (Dakar, Sénégal) publie en ligne le rapport scientifique « Antigones africaines : la loi et le lien ». Ce document de 180 pages présente, a l’intention des jeunes femmes, du grand public, des institutions de developpement et de la communauté de la recherche, les résultats de cette recherche de deux ans conduit dans quatre pays d’Afrique de l’Ouest (Bukina, Mali, Senegal, Togo).

Dans une Afrique encore traumatisée par expérience coloniale et touchée par la crise de la modernité stimulée par les technologies de l’information et de la communication, les jeunes femmes sont investies de la mission de sauver la démocratie politique ouest-africaine. Auprès des institutions, elles font figure de nouvelles égéries du developpement. Au nom de l’égalité citoyenne, diverses mesures incitatives cherchent à les aider à participer plus et mieux et dans la parité au monde des hommes. C’est pourquoi le projet de recherche PPJF a étudié, les formes, les enjeux et les perspectives de la participation politique des jeunes femmes en Afrique de l’ouest francophone, afin de formuler des recommandations de politiques publiques à l’endroit des institutions.

L’étude montre que si les jeunes femmes sont insuffisamment présentes dans les structures publiques, masculines et gérontocraties, ou la participation n’est conçue que sous l’égide de l’institutionnel, la vraie question consiste à préciser le sens des mots « politique » et « participation ». Si la politique est ce qui organise le lien au sein des groupes et la participation est ce qui le fait vivre, alors les jeunes femmes, qui constituent des enjeux de changement et de reproduction à contrôler, apparaissent participer amplement, mais en position triplement subalterne, à la production et à la reproduction de leurs communautés. Ce constat amène à questionner les valeurs politiques des espaces public, social, de la rue et domestique, et à reconsidérer les modalités de participation hors de l’institutionnel.

Le projet « Participation politique des jeunes femmes en Afrique de l’ouest francophone : formes, enjeux et politiques publiques » (2011-2012) a été mis en œuvre par Afriques-Créatives (association ouest-africaine, Dakar, Sénégal), en collaboration avec le Centre pour la Gouvernance Démocratique (CGD, Ouagadougou, Burkina-Faso) , l’Association des Juristes Maliennes (AJM, Bamako, Mali) ; le Centre de recherches sur les politiques sociales (CREPOS, Dakar, Sénégal) ; WILDAF-Togo (Femmes, droit et developpement en Afrique, Lomé, Togo), et avec le soutien financier du Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI, Ottawa, Canada).

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